Trop c’est trop, les médecins n’en peuvent plus

 

Le Ritalin, aussi appeler la cocaïne des enfants

Le 31 janvier dernier, plus d’une cinquantaine de médecins du Québec, comptant parmi eux 45 pédiatres dénoncerait dans une lettre le recours trop facile aux médicaments tels que le Ritalin pour traiter des symptômes identiques au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ( tdah).

Les difficultés attentionnelles, la bougeotte, les difficultés d’organisation, l’hyperactivité des émotions et l’impulsivité sont des symptômes reliés à un (tdah), mais ces symptômes peuvent aussi être reliés à des troubles de l’opposition ou d’anxiétés. Le docteur (Poulin) l’un des pédiatres coauteurs de la lettre précise qu’il ne dénie pas l’existence du (tdah) et il reconnaît que la médication peut aider dans certains cas, mais il se questionne sur le trop grand nombre de cas qu’il voit défiler à chaque jour dans son bureau. Il mentionne que : « C’est comme si le niveau de patience ou de tolérance envers les enfants turbulents n’est plus le même »

Trop de faux diagnostiques

Enfant atteint du (tdah)

 

Le nombre de cas est en augmentation à chaque année au Québec et il est plus élevé que n’importe où ailleurs au Canada. Le pourcentage de jeune concernée dépasse les prévisions faites par les médecins. Certains médecins rejetteraient la faute sur les nombreux faux diagnostics. Le docteur Falardeau travaille à 90% du temps avec des enfants qui ont reçu des diagnostics de (tdah) et il estime que la majorité des cas sont de faux diagnostique et selon lui, il faut faire quelque chose, certains parents se fâchent lorsque les demandes sont refusées ». Toutefois, d’après lui, les parents ne seraient pas les seuls responsables. Les institutions médicales aussi jouent un rôle important dans cette distribution à l’aveugle de médicament et il ajouta : « quand je réfère un enfant au CLSC, je me fais dire : “donnez-lui des médicaments et, si ça ne marche pas, on s’en occupera” ».

Depuis la lettre beaucoup de médecins s’inquiètent du sort des futurs enfants du Québec. Les médecins sonnent l’alarme, maintenant, c’est à nous en tant que Québécois, de se remettre en question. Sommes-nous devenues impatient envers nos enfants ? Les institutions médicales ont-ils recours trop facilement aux médicaments? Dans tous les cas il faut agir avant que ça ne soit trop tard.

Jeffrey Alcindor

 

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