DIAMANTS DE SANG: UN EFFORT GLOBAL

Il devient de plus en plus clair que le monde dans lequel nous vivons n’est pas parfait. Les richesses ne sont pas distribués de façon égales et nous avons l’impression de ne pas tous être né avec les mêmes opportunités. Au Canada, nous aimons bien se plaindre de ces injustices mais aucune expérience vécue ici n’est comparable à ce que certains passent à travers à tous les jours. Par exemple, plusieurs pays d’Afrique, tel le Congo, sont riches en diamants et en ressources naturelles. Malgré cela, ils demeurent dans les pays les plus défavorisés au monde. En effet, il serait peu dire d’affirmer que cette abondance de minéraux est une malédiction. Ce qui aurait pu être une chance inouïe pour l’économie de l’afrique centrale est devenue un marché violent et impitoyable pour les rebelles militaires et une façon efficace de fonder les groupes d’enfants soldats.

CONDITIONS DE TRAVAIL

Imaginons que vous êtes né dans un village rural au Congo de l’Est. Le travail est limité, vous n’avez pas les moyens de vous ouvrir un dépanneur frugal et trop de gens travaillent les terres. Votre seule option est donc de vous trouver un emploi aux mines. La tâche est ardue, vous allez sans doute travailler à plusieurs kilomètres de votre village et vous serez couvert de boue 12 heures par jour. Votre employeur est simplement un homme armé qui a pris possession de la terre sur laquelle les diamants se retrouvent. Il s’assure de l’ordre du travail et est celui qui se charge des paies. Vous êtes volontaire et ne vous ferez pas payer jusqu’à ce qu’un diamant est trouvé. Les prix sont d’environ 100$ par carat trouvé (un bijoux qui se revendra ensuite des milliers de dollars). Malheureusement, vous et vos collegues peuvent trouver un diamant seulement qu’au trois mois si ce n’est plus. Cette petite paye peuvent vous entraîner à vouloir attaquer un autre travailleur pour leur voler la pierre ou même la garder pour vous mêmes et tenter de la revendre sur le marché noir. Ces deux actions résulteront en une sévère punition physique.

ESCLAVES

“C’est un enfer sur terre” affirme un jeune mineur de coltan congolais. “Je ne ferais pas ca si je n’avais pas une femme et un enfant” dit-il aux journalistes de Vice. Si cela ne vous fait toujours aucun effet, rassurez-vous, il y a une autre type de mine encore plus sanglante et celles-cis utilisent des esclaves. Ils ne sont pas payés et se font pointer des armes dessus pour les forcer à travailler plus fort. Ces esclaves sont souvent volés des villages ou achetés sur le marché noir. En général. une troupe de jeunes terroristes entrent le village en camions et, armés jusqu’au dents, enclenchent un massacre. Les hommes les plus faibles sont immédiatement tués, les femmes violés et leurs maisons brûlées. Les hommes les plus forts sont capturés et mis au travail tandis que les enfants sont ceux qui pointeront les fusils. Ces jeunes innocents sont ensuite drogués et abusés physiquement pour les rendre plus féroces. Plusieurs d’entre eux sont forcés à exécuter des membres de leurs communautés pour les innitier au mouvement terroriste, parfois même leurs propres parents.

 CAPITALISME

Une partie de l’argent fait à partir des diamants est réinvestie dans le terrorisme qui en est responsable. Ce cycle semble interminable, surtout lorsque l’on réalise que la police, qui elle aussi vit dans des conditions pitoyables, peut simplement être payée une petite somme pour abandonner le projet. Un“gérant” de mine d’or a meme affirmé que plus tu as de l’argent, plus tu peux évader les charges criminelles. Cette technique est aussi utilisée pour faire entrer les produits brut (diamants, or ou minéraux) dans le marché légal. Eh oui, il suffit de payer la personne approuvant les diamants et le tour est joué. Le client pense qu’il a un bijoux “sans cruauté” et tout le monde se fait son argent. Les seuls perdants sont les gens qui font tout le travail contre leur gré. Malgré cette situation qui semble insurmontable, il y a bel et bien une solution. En effet, des dizaines d’organismes ont étés mis en place pour contrer cette économie et les conséquences sont bien visibles. Le plus efficace, le Processus de Kimberley, est crédité pour avoir baissé le nombre de diamants de sang sur le marché de 15% en 2001 à moins de 1% aujourd’hui

En conclusion, plusieurs changements ont étés faits mais ils ne peuvent pas suffir dans un monde si dur. De nouvelles mines continuent toujours d’ouvrir et que ce soit des diamants ou du coltan, le mal est présent partout ou ces organisations terroristes continuent d’exister. La meilleure chose à faire pour arrêter ces actes inimaginables est d’en parler et de faire savoir aux gens que ces injustices continuent à ce jour. Nous avons presque gagné la guerre de diamants mais cela n’est grâce qu’à nos efforts collectifs. Il faut absolument continuer ces démarches globales car elles fonctionnent réellement. Plusieurs fondations sont là pour aider et n’importe qui peut contribuer sans être impliqué dans l’industrie.

 

un texte d’Éloi Dumas.

sources:

https://www.cnn.com/2011/12/05/world/africa/conflict-diamonds-explainer/index.html

https://www.brilliantearth.com/conflict-diamond-trade/

Blood Diamonds

https://www.gemrockauctions.com/learn/did-you-know/what-are-conflict-diamonds

 

 

 

 

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