Les graffitis dans l’ombre des murales?

Les graffitis et l’art urbain sont des sujets tendances dans les journaux et sur les réseaux sociaux. Ils sont popularisés par le festival mural et plusieurs autres initiatives que la ville de Montréal entreprend pour donner une voix à ses artistes. Certains jeunes voyous parcourent nos rues seulement pour barbouiller les murs d’un lettrage propre à chacun d’eux qu’on appelle « graffitis » Tandis que d’autres jeunes sont en quête de projets propulsés par la ville . Si on y réfléchit un peu, le graffiti peut-il porter un message plus poussé que celui d’être un simple dessin?

 

 

Art ou vandalisme?

Les graffitis, dans tous les milieux, sont considérés comme du vandalisme. Les gens pensent pour la majorité que c’est une simple signature ou une simple marque de territoire, mais ce n’est pas toujours le cas. Il est souvent question pour eux de faire leurs preuves artistiquement parlant. Il peut aussi être une voix qui permet de crier haut et fort la gentrification de certains quartiers de Montréal, des insatisfactions politiques et d’autres revendications. C’est un art visuel qui offre beaucoup de visibilité et qui possède une manière bien particulière d’afficher une façon de pensé, qui est une penser sans barrières. Le graffiti est un art même s’il est illégal et les graffeurs ne devraient pas être condamnés pour cette raison. Plusieurs d’entre eux dont Alex Scaner ont réussi à faire leur place dans ce domaine malgré les restrictions.

Crédit (archive personnelle)

 

Muralistes

Certains artistes sont en quête de décriminalisation des « murales » communément appelées le « street art ».  Maintenant considéré comme un art urbain à Montréal, les murales font de plus en plus leurs apparitions dans les rues. Elles sont beaucoup plus agréables à concevoir, car les artistes n’ont pas de pressions, leur art est légale et parfois subventionné par la ville. Les muralistes ont tout leur temps pour réaliser des œuvres géantes, colorées et impressionnantes sur les murs des édifices. Des fois pour certains projets, ils ont carte blanche sur les surfaces qu’ils leurs sont fournies. Par contre, ils sont souvent limités, car ils ont des thèmes limités par la ville

 

Conflit d’intérêt

Voulant porter des messages politiques et/ou artistiques, une grande différence est marquée dans l’accomplissement des deux camps.  Les  graffeurs évoluent avec la pratique et leurs styles leur procurent un certain prestige auprès des autres graffeurs. Dans ce domaine, plus c’est gros, plus c’est haut, plus c’est visible, mieux c’est. L’art c’est ça, se faire remarquer à travers les autres. « Si un jour le tag est autorisé, j’arrête » dit Oclock, un graffeur. Ces artistes ne veulent pas faire commerce de leur art comme certains muralistes, cela est uniquement lié à la contestation sociale et la performance artistique. Les muralistes, veulent eux aussi promouvoir leur mouvement. Ils veulent que les gens arrêtent de voir l’art de rue comme du vandalisme pour enfin pouvoir le faire librement. Ils veulent la gentrification de cet art justement pour améliorer l’espace urbain. Cela inclus l’effacement des graffitis illégaux. Sterling Downey explique que pour être respecté dans ce milieu, il faut être visible, et pas seulement en faisant des contrats légaux. Sinon, tes murales vont se faire «crossed out» parce que tu seras vu com-

me un vendu. Les deux camps ne sont pas des alliés, car les graffeurs comme je l’ai dit plus haut ne veulent pas commercialiser leur art et ont une toute autre façon de voir l’art que les muralistes. Les muralistes, eux, veulent promouvoir leur art et cela crée énormément de tension. Donc, la ville investit de plus en plus d’argent dans les évènements qui honorent les artisants de la rue et injecte des sommes encore plus importantes pour effacer les graffitis qui contestent les murales.

 

Probablement que ce conflit restera toujours en jeu, mais pensez-vous qu’un jour les graffitis vont être reconnu pour leur justes valeur, ou resteront-ils toujours dans l’ombre des murales ?

 

Sara Hill

 

 

Ville de sherbrooke 

wikipédia

Graffiti

www.journaldemontreal.com

Graffeurs de Montréal

http://www.arts-up.info/tribune-8.htm

graffiti, street art, muralisme…

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