On a perdu notre prof

-Bon là c’est quand qu’il arrive le prof ! s’écria Jonathan en se levant brusquement de sa chaise.

-Aucune idée, ça fait 15 minutes qu’on l’attend, répondit Sandrine.

En effet, M. Bouchard n’était pas là. M. Bouchard n’était jamais en retard, sous aucun prétexte, et n’avait jamais manqué une journée de classe de toute sa carrière. Des élèves pensèrent qu’il s’était fait arrêter par la directrice qui était bavarde comme une pie. Certains élèves, plus originaux, se mirent à imaginer en rigolant qu’il s’était peut-être envolé sur un chat rose et géant qui vole. Les derniers qui étaient les plus sages (mais aussi les plus ennuyants) pensèrent simplement que son réveille-matin ne l’avait pas réveillé.

Mais après 15 minutes, il fallait bien avouer qu’il faudrait trouver un remplaçant mais pour cette classe de mini- détectives en herbe, qui étaient décidément très tentés de retrouver par eux-mêmes M. Bouchard.

Alors, discrètement dans le dos du suppléant qui venait d’arriver, ils commencèrent à chercher le professeur disparu.  Les deux plus sages du groupe prirent les choses en main et, à la récréation, ils volèrent le vieux téléphone de la secrétaire (ils n’étaient pas si sages que ça finalement…) pour appeler leur prof préféré. Rien à faire, il ne répondait pas.  C’est alors que Suzie, qui était restée en retenue pendant la récré, arrive essoufflant en disant : « Regardez!  J’ai le téléphone de M. Bouchard!  Il l’a laissé sur son bureau.  Peut-être l’a-t-il oublié hier en partant? »   ZUT !

Il fallut attendre le dîner pour aller plus loin dans leur enquête.  Jonathan et ses amis partirent dans l’école à la recherche de leur enseignant. Ils se rendirent d’abord dans la salle des profs mais il n’était pas là. Ils se rendirent ensuite au bureau des objets trouvés, dans le pavillon du service de garde et même chez la travailleuse sociale, mais aucune nouvelle de M. Bouchard.  Personne ne l’avait vu. Cela devenait de plus en plus grave. Ils choisirent alors de jouer le grand jeu et de se rendre chez la pie (euhh, la directrice).  Et c’est là qu’ils le trouvèrent, seul, droit au milieu du bureau, l’air d’un zombie, en train de scruter la pièce, les yeux inquiets…

Il leur expliqua, presque la larme à l’œil, que s’il n’était pas là plus tôt dans la matinée, c’est qu’il a cherché toute la nuit et cherche encore désespérément la directrice Mme Palouin.  En effet, hier soir, il a reçu un coup de fil lui disant de venir rapidement à l’école.   À son arrivée, il constata avec effroi que la directrice avait dispa…

À SUIVRE!

(3 commentaires)

    • Aloès on 21 septembre 2021 at 15:54

    Bravo, j’adore ton vocabulaire! J’ai hâte au prochain tome.

    • pouletaubeurre on 21 septembre 2021 at 15:44

    Wow! C’est incroyable, quelle histoire! J’ai vraiment aimé les mots que tu as utilisés. J’espère que la suite arrivera prochainement.

    • Spoutnik on 21 septembre 2021 at 15:39

    J’ai bien aimé le texte surtout quand tu as utilisé l’onomatopée «ZUT!».

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