Modèle d’accompagnement ou plan d’action…Pour qui et pourquoi ?

Le dernier pédagcafé a grandement alimenté ma réflexion quant au modèle d’accompagnement. Quel lieu d’apprentissage (de bon café et de bons muffins ! Merci) ! La réflexion, les questions et les commentaires de mes collègues, l’ouverture et le professionnalisme des conseillères pédagogiques me permettent d’écrire ces lignes qui, souhaitons-le, serviront nos visées professionnelles. En conceptualisant, en appliquant et en ajustant mes plans d’action, je constate que je reviens à la base. Avec chacun de mes élèves, il y a toujours eu un plan d’action comportant un objectif, parfois plus, et des moyens pour atteindre le ou les objectifs. Bien sûr, s’impose une évaluation continue afin de valider ou ajuster les moyens.

Avec le modèle d’accompagnement, ce que j’ai tenté de faire, c’est d’uniformiser le cadre dans lequel s’inscrit le plan d’action. Cependant, cette uniformisation est quasi impossible dans la forme. N’est-ce pas là l’ABC de l’enseignement différencié ? Toutefois, ce qui se veut uniforme est le contenu générique soit les objectifs, les moyens et l’évaluation continue par le biais de suivis individuels, notes chronos et journal de bord.
D’où la grande question pour qui et pourquoi le modèle d’accompagnement ? Pourquoi vouloir un véhicule (taxi, autobus, train, avion…) si ce n’est que pour s’assurer que chacun (élève et enseignant) se rappelle qu’il doit y avoir une destination ? Cette question sous-tend que l’enseignant serait centré davantage sur le prétexte ou le moyen utilisé plutôt que les apprentissages et le projet de l’élève. (Par projet j’entends, objectif de changement, professionnel ou de vie.) Donc, le modèle d’accompagnement devient un aide-mémoire donnant un sens aux apprentissages. Cependant, si chacune des interventions de chacun des enseignants est directement liées avec l’objectif de l’élève, la question se pose à nouveau. Pour qui et pourquoi le modèle d’accompagnement ? Est-ce pour rappeler la contribution du CREP au sein de l’organisme, donner de la visibilité au CREP, clarifier le rôle de l’enseignant dans l’organisme ou affirmer sa place ? Je me questionne. Je me demande s’il n’y aurait pas lieu de se questionner ensemble sur les raisons pour lesquelles nous souhaitons implanter un modèle d’accompagnement.
En écrivant, je constate que la réponse m’importe peu puis qu’il en demeure un énorme bénéfice : la mobilisation et le questionnement du personnel enseignant autour d’un moyen commun. Ce lieu d’échange permet de mieux comprendre ce que l’autre fait et dans quel environnement il le fait. Finalement, le modèle d’accompagnement devient un prétexte pour échanger sur nos pratiques professionnelles et renforcir notre vision commune de notre raison d’être en organisme et de l’enseignement.

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