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L’Association québécoise des professeurs de français a été fondée à Montréal en 1967. L’Association est un regroupement volontaire de professeurs de français et de toute personne intéressée à l’enseignement du français ou à la promotion de la langue française et de la culture québécoise.
Les dates du congrès 2013 ont changé. Contrairement à ce qui a été annoncé lors du dernier congrès et dans les publicités envoyées aux membres et placées sur le site, le congrès de l’AQPF se tiendra du 20 au 22 novembre 2013, en même temps que le Salon du livre de Montréal. Le précongrès des conseillers et des conseillères pédagogiques se tiendra, quant à lui, les 19 et 20 novembre 2013.
(POUR LES DÉTAILS DU CONGRÈS ET L’INSCRIPTION, CLIQUER ICI)
Délier la langue d’une personne, n’est-ce pas la convaincre de parler? La parole est libératrice : elle donne forme à la pensée, l’affine et lui transmet force et pouvoir. Une langue déliée, c’est une langue libérée de ses entraves, ouverte, riche, qui favorise l’accès au savoir, l’entrée dans la culture et la découverte de l’autre. C’est une langue sans complexe, fière et rebelle, qui sait rire et qui sait mordre, mais qui sait aussi dire et chanter. C’est surtout une langue vivante dont on gagne à maitriser l’usage. Et pour qu’elle reste bien en vie, il faut convaincre nos élèves et nos étudiants de sa valeur.
C’est la raison pour laquelle enseigner le français est un acte éminemment engagé; une prise de position pour un Québec francophone à la parole maitrisée et libérée, en plein contrôle de son présent et de son avenir. Le thème choisi reflète notre responsabilité à titre d’enseignants de français au Québec d’offrir à nos élèves et à nos étudiants les conditions propices à la maitrise de leur langue, afin qu’ils puissent en user chaque jour avec plus de verve et de force que jamais.
Le thème de ce congrès, Délier la langue, se veut engagé dans l’espace social, à une époque où les assises québécoises du français sont ébranlées. Il suscite d’emblée réflexions : à qui doit-on délier la langue? Comment? De quelle langue parle-t-on? À qui appartient-elle? Mais notre thème pose surtout la question du pourquoi. Pourquoi délier la langue?
Délier la langue pour favoriser l’apprentissage, pour apprendre à mieux communiquer, à mieux s’exprimer, mais aussi pour apprendre le monde et le comprendre.
Délier la langue pour s’interroger sur l’acte professionnel, pour réfléchir sur notre rôle et sur notre engagement et s’inscrire dans une démarche de formation continue.
Délier la langue pour s’entendre; entendre l’autre, son accent, sa parole, pour s’ouvrir à la différence et reconnaitre la sienne.
Enfin, délier la langue pour le plaisir; pour jouer avec les mots et se jouer d’eux, pour glisser sur ses sonorités et la faire retentir avec style, dans tous ses états. Pour séduire l’autre aussi, le convaincre et le faire réfléchir.
La langue est le terrain de toutes les passions, de toute l’énergie et de toute l’inventivité d’un peuple, un lieu privilégié de l’émancipation. Valorisons cette langue qui nous est propre. Aidons nos élèves à délier la leur, car leurs mots ne sont pas juste l’écho des nôtres. Ils leur appartiennent.
Source: http://www.aqpf.qc.ca/commun.cfm?incl=congres/Colloque&f=&id=11
Raymond Nolin, enseignant-ressource Cybersavoir est sur le comité organisateur!
Ateliers
Bloc 1
Bloc 2
Bloc 3
Bloc 4
Kiosques
L’intention de ce billet n’est pas de présenter de manière négative l’utilisation des exerciseurs en classe. Je propose de recadrer son utilisation en classe et susciter une réflexion chez les enseignants(es).
Les TIC en pédagogie sont utilisées pour différentes raisons:
Un exerciseur est un travail, un devoir donné à un élève en application de ce qu’il a précédemment appris. Les exerciseurs sont encore plus populaires grâce à l’arrivée des TIC et de nombreux exercices en ligne. Cependant, la facilité technique ne doit pas faire oublier les limites pédagogiques d’un exerciseur.
L’exercice est utile pour faire apprendre par cœur des petites choses comme des tables de multiplication. La matière n’est pas nécessairement expliquée, ce serait un tutoriel mais c’est la pratique qui compte pour que son usage devienne automatique en quelque sorte. L’intervention de l’enseignant est mince, c’est l’élève qui n’a qu’à répondre à la machine et les difficultés des questions dépendent bien souvent des performances de l’élève. Ces programmes sont un calque de l’enseignement programmé, lui-même le fruit du béhaviorisme: un stimulus – une réponse – un renforcement positif – une évaluation. En cas de succès, l’exercice suivant est proposé, sinon, il y a reprise. L’ordinateur de l’époque était bien adapté pour ce genre d’opération, cette machine à calculer sophistiquée pouvait facilement être programmée pour compter les bonnes réponses et présenter les questions une à une. L’exercice de répétition demeure efficace pour des choses simples.
1) les exerciseurs conviennent surtout pour des apprentissages de base (connaissance, compréhension, application) ;
2)nous ne pouvons pas changer le contenue des exerciseurs à moins de les fabriquer.
Pour ces deux raisons, il faut les utiliser avec vigilance.
1. Acquisition d’automatismes relativement aux connaissances de base. Un exerciseur rend possibles des séquences illimitées de « drill and practice », ce qui est excellent pour l’acquisition de connaissances qui passent par la mémorisation , ou qui doivent devenir des automatismes. Dans ce cadre, un apprenant peut s’entraîner et s’autoévaluer avec profit en fonction d’objectifs de formation qui doivent être définis au préalable et, bien entendu, lui être communiqués.
2. Individualisation. L’utilisation d’un exerciseur permet à chaque apprenant de travailler à son rythme.
3. Économie de temps de classe. Les exercices peuvent être faits en dehors des séances en présentiel. Ainsi, on peut récupérer du temps de classe pour la réalisation d’activités d’apprentissage de niveau supérieur.
4. Léger gain de motivation. Un exerciseur introduit de la variété dans les outils de travail fournis à l’élève accroître sa motivation.
5. Rétroaction immédiate. Quand un apprenant travaille avec des exercices imprimés, qu’il remet à son enseignant pour évaluation, il y a habituellement un délai entre la fin de l’exercice et la réception de la correction. Un exerciseur médiatisé permet une réception instantanée du feedback et de la correction. Or, plus une erreur éventuelle est vite corrigée, plus la pratique correcte est acquise rapidement et en profondeur.
6. L’apprentissage par coeur. Certains théoriciens de l’éducation louent le besoin de recourir à l’apprentissage d’habiletés supérieures. Les exerciseurs qui décontextualisent souvent un problème contribueraient à faire ressortir ces points qui reposent essentiellement sur la mémoire brute. (Roblyer, Edwards, Havriluk, 1997).
Limites d’un exerciseur
Le potentiel pédagogique de ce type de ressource est faible, sa puissance comme instrument d’apprentissage est restreinte.
On peut apprécier les limites d’un exerciseur en les situant sur l’échelle taxonomique bien connue de Bloom (domaine cognitif) : le plus souvent le potentiel d’un exerciseur ne dépasse pas les deux premiers niveaux de cette taxonomie (qui en comprend six), soit l’acquisition de connaissances et la compréhension, les autres niveaux étant l’application, l’analyse, la synthèse et l’évaluation.
On ne devrait pas utiliser la formule de l’exerciseur pour attribuer des notes, autrement dit transformer l’exerciseur en « test objectif noté ». En effet, la performance testée avec ce type d’instrument n’est pas nécessairement représentative du rendement de l’apprenant.
Si nous voulons que l’ordinateur devienne un outil pour apprendre, il faut varier son utilisation.
Références
Projet Grenoble Campus Ouvert (GRECO) (2004). TICE et QCM. Grenoble : le GRECO. Rédacteurs : Daniel Seyve et Jérémie Grepilloux. Les Dossiers thématiques de GRECO. [En ligne]. Récupéré le 2 mai 2006 du site : http://greco.grenet.fr/webgreco/documents/dossier_greco_qcm.pdf
NTIC.ORG / Vitrine APO (2006). Guide Internet et Éducation. Montréal : Vitrine APO. [En ligne]. Récupéré le 25 avril 2006 du site : http://ntic.org/prospecter/guideinternet.pdf
http://www.profetic.org/dossiers/spip.php?article979
Dans ce reportage publié par BFMTV.com, il est question d’enfants sont déjà accros aux réseaux sociaux. Pour la première fois (en France), une étude a été faite sur le sujet auprès de 1 200 jeunes. Il en résulte que 48% des 8-17 ans sont connectés, et que 20% des 8-12 ans ont un profil facebook. Voir la vidéo:
http://www.dailymotion.com/video/xjpmcnNous vous parlons souvent d’un blogue…
Voici une vidéo et des informations vous expliquant ce qu’est un blogue. Je trouve le scénario inspirant!
Si vous êtes de la CSDM, et que vous lisez cet article, vous êtes à deux ou trois cliques de vous créer un blogue. À la CSDM nous utilisons WordPress, qui est installé sur nos serveurs. Il vous faudra respecter certaines règles d’éthique et donner un but éditorial à votre blogue… À la Commission scolaire des Sommets, l’équipe des conseillers pédagogiques a produit quelques documents qui vous seront utiles.
Pour commencer, il faut vous connecter puis, en haut dans le bandeau gris, vous trouverez ceci:
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En cette semaine de la persévérance scolaire, je vous propose d’aller visiter le site suivant: