Dans mes mains
Une drôle de racine
Je tiens.
Elle se dandine
Dans les vents
Elle est fine
Comme le temps
Elle devine
Que je ressens
Qu’elle est divine.
Quand je rêve
Qu’elle se ratatine
Sans trêve
Elle s’imagine
Que je mange
Une grosse poutine.
Et comme une mésange
Je dîne
D’un air étrange.
Pendant la nuit
La racine
Peint une truie.
Elle rumine
Au petit matin
Dans des ruines.
Au dîner
Elle lèche ses énormes babines
Puis se tapote le nez.
Elle sort sa minime poitrine
Avant d’aller souper
Près d’une mini vitrine.
Puis à neuf heures et demie
La racine
S’endort au lit.
C’est la routine
D’une jolie
Et drôle de racine.
