J’ai le goût de partager ce que je vis. Je suis conscient que ce n’est pas un espace personnel, que c’est celui de mon employeur alors je nuancerai mes propos afin que ce soit constructif pour tous.
Nous voici donc arrivés à la fin de cette 1ère étape. L’aventure au Cégep a pris une belle tournure grâce au travail acharné de l’équipe-école (enseignants, éducatrices et spécialistes) et je vous mentirais en ne citant pas ce que la direction a pu faire pour nous permettre de vivre cette transition d’une façon la plus harmonieuse possible.
Quand j’écoute les intervenants de toutes sortes autour de moi, il y a toujours cette ligne imprécise qui varie d’un instant à l’autre. Je fais ça pour les enfants… Je suis prêt à ce compromis car c’est une situation extraordinaire… Je dois m’arrêter car je n’y arriverai pas…
Difficile de dire où se situe cette fameuse limite. Celle de notre syndicat face à notre employeur, celle de notre employeur face aux élèves, celle de notre corps face à ces irritants, demandes des parents, changements multiples, une limite si personnelle.
Le milieu de l’éducation est si particulier. « Mon employeur », pour moi, se retrouve finalement à être les élèves. Je m’emploie à amener ses enfants à acquérir de nouvelles connaissances, aptitudes, habiletés, attitudes et j’en passe… Pour y arriver, j’ai besoin d’outils que je quémande à mon employeur qui se retrouve à être mon employé?!?! Dans ce milieu, nous travaillons avec des êtres qui sont si dépendants de nous. Un horaire rigide qui nous demande de réagir au quart de tour.
Je suis mal… j’ai mal… cette situation est difficile pour moi… est-ce que je peux alors laisser ces enfants se débrouiller sans réel capitaine? Je n’ai pas le goût d’abandonner, je veux leur montrer qu’on peut s’acclimater, qu’on peut se retrousser les manches et surmonter l’insurmontable. Mais à quel prix? On change de cafétéria 5 min avant le dîner… je dois donner un coup de main… pas obligatoire, simplement un échange de bon procédé… Et le retour d’ascenseur? Il viendra de l’employeur ou de m élèves qui, par leurs sourires, leur bonne humeur, leur réussite, me le rendra au centuple?
Je m’arrête ici pour ce soir… je passerai encore l’une de ses nuits où l’on se réveille avec une nouvelle question sans réponse, une nouvelle réponse, une vision différente…
C’est toute une aventure et nous sommes parmi les premiers… notre expérience doit servir aux autres et c’est ce que j’essaie de vous transmettre par ce blog.
Merci à ceux qui me font des commentaires, j’adore vous lire et vous m’aidez à cheminer!
Guillaume
PS. Y a-t-il plus de … et de ? que de . J’adore la ponctuation!