Des questions

« Il est préférable de connaître certaines questions plutôt que les réponses. » James Thurber
 

Des questions pour évaluer et planifier

La question

Des questions qui balisent notre route!

Savez-vous ce que le collègue de votre discipline, qui avait vos élèves l’an passé, a vu comme contenu? Savez-vous à quoi ressemblait l’évaluation de la fin de l’année? À la fin de l’année en cours, dans la session des épreuves de juin savez-vous ce que vous utiliserez comme instrument d’évaluation? Avez-vous en votre possession ces outils? En avez-vous des exemples? Êtes-vous assujettis à une épreuve obligatoire de la CSDM, une épreuve unique ou obligatoire du MELS? Connaissez-vous la valeur de ces épreuves dans la constitution de la note de l’élève? Devrez-vous faire votre propre épreuve? Comment saurez-vous si cette épreuve est adéquate, conforme aux exigences de votre programme de formation? Quand vous concevez ou corrigez une épreuve tenez-vous compte des critères d’évaluation des compétences ciblées? Utilisez-vous le cadre de référence en évaluation afférent à votre discipline? Dans votre planification avez-vous prévu l’utilisation ou non des journées fixées au calendrier afin d’évaluer les élèves? Avez-vous déterminé les connaissances et les compétences qui seront évaluées à chacune des étapes? Avez-vous consulté votre progression des apprentissages pour vous assurer de la conformité des contenus que vous enseignez? Quand vous donnez une tâche à faire à vos élèves savez-vous toujours à quelle question leur permettra de répondre cette activité? Avez vous identifiez le vocabulaire à retenir et à utiliser par les élèves pour répondre à la question? Quelle sera votre stratégie pour activer les connaissances des élèves sur le sujet? Comment l’élève traitera-t-il l’information nouvelle?

Des questions pour trouver un sens aux gestes du quotidien
Croyez-vous qu’il existe des disciplines scolaires moins importantes que d’autres? Croyez-vous que la discipline que vous enseignez est importante? Au-delà des programmes disciplinaires qu’est ce que votre discipline apporte au monde actuel, à la vie des élèves, de leurs parents, de vous-mêmes? Pourquoi passez-vous 5 heures de votre journée devant des élèves en plus des heures à planifier et corriger? Pourquoi des adolescents ayant entre 12 et 16 ans assisteraient-ils à votre cours? Qu’y gagneront-ils? Avez-vous une image de l’adulte que vous voulez contribuer à former? Pouvez-vous nommer ses qualités, ses forces au niveau social ou cognitif? Croyez-vous que les élèves qui sont devant vous peuvent réussir leur vie scolaire? Croyez-vous que vous avez une influence majeure sur les conditions de leur réussite? Croyez-vous que le travail d’enseignant est une profession individualiste et que les pratiques ne se discutent pas? Croyez-vous qu’être un « bon » enseignant est une question génétique? Tu l’as ou tu l’as pas? Croyez-vous que l’expérience et l’expertise se développent avec le temps seulement, ou à force de réflexion et de partage ? Croyez-vous que l’expertise de vos collègues a de la valeur? Pensez-vous que les bons trucs se partagent? Seriez-vous prêt à partager vos bons coups?

L’école comme toutes les institutions est remise en cause. Il y a plusieurs années déjà, elle était le lieu pour venir chercher de l’information sur le monde, celui très prés ou celui plus loin. Aujourd’hui il y a « Google » et demain qui sait? Ce qui fait que l’école n’a plus le monopole de l’information. Quelle étrange institution que l’école! Lieu de savoir et de la réflexion, elle reste imperméable à la pluie des avancées dans le domaine de l’apprentissage. Plus personne n’accepterait de se faire arracher les dents comme on le faisait en 1930. Heureusement, la médecine dentaire à l’instar de toutes les sciences a évolué. Mais quand il s’agit de l’école, les pratiques inefficaces du passé suscitent de la nostalgie plutôt qu’une saine critique. Les sciences de l’éducation, la psychologie et la neurologie ont évolué, mais voyons-nous leurs effets dans les classes? L’école va changer malgré nous. Que deviendra-t-elle? Qu’est-ce qui caractérise l’école comme institution, quelle est son rôle? Qu’est-ce qui se fait dans une école secondaire et qui ne se fait pas ailleurs? Quelle est notre particularité? Que perdrait la société québécoise si les écoles venaient à disparaître? Imaginons que les bâtisses disparaissent, comment pourrait-on faire « l’école »? Si on enlève les classes, les bureaux et qu’ils ne restent que les humains, comment verrait-on qu’il y a « école », qui se fait entre ces humains?

« Et si c’était cela, perdre sa vie : se poser les questions essentielles juste un peu trop tard? » Gilbert Cesbron

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